Le silence des fouilles de La Mecque

Le silence des fouilles de La Mecque

Les travaux titanesques auxquels ont procédé les autorités saoudiennes à La Mecque ont donné lieu à des fouilles très profondes du sous-sol de la vieille ville, surveillées comme dans tous les chantiers modernes par des archéologues spécialistes
Ces fouilles n’ont rien exhumé d’ancien, rien d’antérieur à la fin du IXe siècle
Cette réalité entre en contradiction complète avec la tradition musulmane qui veut établir d’autorité cette ville comme ayant été  un centre commercial et religieux remontant à la plus haute antiquité, et qui veut en faire le lieu même des origines de l’islam

Ce début de siècle aura vu le royaume d’Arabie Saoudite, gardien des lieux saints de l’islam, se livrer à un programme de travaux pharaoniques de transformation de la ville de La Mecque, jusqu’à en métamorphoser totalement la physionomie.

Une ville plurimillénaire, selon la tradition musulmane

La tradition musulmane avait fait de cette ville le lieu des origines de l’islam : selon elle, La Mecque aurait été un important centre religieux « polythéiste » antique dont le sanctuaire (le temple de la Kaaba) aurait été un l’objet d’un éminent pèlerinage des arabes pré-islamiques – cette tradition faisant même remonter la ville et son sanctuaire à Abraham et Ismaël. Cette ville très très ancienne donc, vieille d’au moins plusieurs milliers d’années s’il faut en croire la tradition islamique, aurait été la ville de naissance de Mahomet (vers 570 selon la tradition), le lieu d’implantation des Qoréchites, sa tribu, et la base arrière (caravansérail) de leurs activités commerciales caravanières. La tradition établit ainsi La Mecque comme théâtre de la première prédication islamique, objet des affrontements entre les premiers musulmans et les polythéistes, jusqu’à la prise finale de la ville par Mahomet en 630 et son islamisation : islamisation de son temple polythéiste, la Kaaba, islamisation de l’enceinte de son sanctuaire, qui deviendra le masjid al Haram (mosquée sacrée) et islamisation de la coutume du pèlerinage païen pré-islamique, dont la principale deviendra le hajj, le grand pèlerinage musulman, pilier de la foi islamique. Bien que supposée être le centre névralgique des Qoréchites, selon la tradition musulmane, La Mecque profitera peu de l’arrivée et du développement de l’islam : les premiers califes lui préféreront Médine, puis Damas, puis Bagdad comme capitale. On n’a jamais eu connaissance de la poursuite de son activité commerciale après l’arrivée de l’islam (on n’en avait pas non plus connaissance auparavant…). La ville vivotera jusqu’au XXe siècle, tirant ses seules ressources du pèlerinage.

La vieille ville de La Mecque

  

La métamorphose de La Mecque

La ville ancienne de La Mecque, petite, encaissée le long de collines escarpées, se prêtait fort mal au formidable développement qu’a connu le hajj depuis le siècle dernier : les facilités permises par les moyens modernes de transport et surtout la très forte croissance démographique des populations musulmanes (on comptait environ 230 millions de musulmans dans les années 1930, pour 1 milliard 600 millions en 2011) ont démultiplié le nombre des pèlerins. Les autorités saoudiennes doivent ainsi gérer des affluences gigantesques, parfois jusqu’à plusieurs millions de personnes (2,8 millions pour le hajj de 2010). Pour cela, elles ont engagé des travaux titanesques de mise à niveau des infrastructures de la ville de La Mecque : construction de complexes hôteliers et commerciaux gigantesques, bâtiments de prestige, gares, métro, agrandissement du masjid al-Haram … Le tout au prix de l’arasement de collines, de la destruction de la vieille ville, datant principalement de l’époque ottomane et du creusement de fondations très profondes pour les nouveaux bâtiments, y compris jusqu’au cœur historique ville, jusqu’au Haram lui même.

Comme pour tous les chantiers modernes, des archéologues étaient mandatés pour surveiller les excavations, le gouvernement saoudien étant, quoi qu’on en dise, soucieux de la préservation et de la mise en valeur de son patrimoine historique et religieux. Mais, malgré l’énormité des moyens déployés, rien d’ancien n’a été retrouvé à La Mecque … Rien. Aucun communiqué de la Commission Saoudienne pour le Tourisme et le Patrimoine National, qui annonce pourtant sur son site être chargée de la préservation des sites de l’histoire islamique. Sur le site de toute ville ancienne, chaque chantier important donne pourtant lieu à des découvertes : tombes, vestiges de bâtiments, poteries, monnaies et artefacts divers,. Mais à La Mecque, rien de tout cela. Evidemment, les trompettes saoudiennes n’ont pas sonné pour annoncer au monde une telle nouvelle. Il en aurait  été immédiatement tiré l’évidente conclusion que voilà : les traditions musulmanes mentent au sujet de La Mecque en la présentant comme une ville antique.

L’ampleur des travaux, des destructions, des excavations et des reconstructions

  

La supercherie de La Mecque est découverte

Le silence des fouilles réalisées à La Mecque est plus gênant encore pour l’authenticité de la tradition musulmane. Non seulement n’a-t-on rien retrouvé de la ville très ancienne qu’aurait été La Mecque selon cette tradition, mais l’on n’a rien retrouvé non plus remontant à l’époque de Mahomet et de l’apparition de l’islam (VIIe siècle, toujours selon cette tradition). Les premiers vestiges retrouvés à La Mecque datent en fait de la fin du IXe siècle, plus de 270 ans après que Mahomet y ait supposément débuté sa prédication ! C’est la confidence d’archéologues saoudiens que Dan Gibson, historien spécialiste des Arabes, archéologue, dit avoir recueillie lors d’un congrès d’archéologie en Arabie Saoudite (cf. son documentaire de 2016, La Ville Sacrée / The Sacred City / المدينة المقدسة ), sous le sceau de l’anonymat évidemment – pas question pour le pouvoir saoudien, qui, dans ses plus hautes sphères, est nécessairement au courant de ces découvertes, de laisser filtrer la nouvelle que La Mecque n’est pas le lieu des origines réelles de l’islam.

Reproduction encouragée avec mention de la source : http://jesusoumohamed.com

 

Auteur : Odon Lafontaine (Olaf)

Auteur du Grand Secret de l'Islam

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