Qui est « Marie soeur d’Aaron » ?

Qui est « Marie sœur d’Aaron » ?
Fin du débat…

Marie mère de Jésus est affublée dans le Coran d’une invraisemblable famille : on l’y décrit comme « sœur d’Aaron » et « fille d’Amram », personnages ayant vécu bien avant elle.
Certains critiques de l’islam se sont jetés dessus pour clamer à l’erreur et réfuter la divinité du Coran. Les prédicateurs musulmans affirment en réaction qu’il ne s’agirait que d’une identification symbolique à ces personnages.
Ce débat passe cependant à côté du sens profond du texte coranique, montrant que les apologètes musulmans et toute la tradition sur laquelle ils s’appuient ne comprennent pas le Coran et qu’ils se révèlent capables d’inventer tout et n’importe quoi pour prétendre le contraire.

Nativité (monastère de Ste Catherine du Sinaï, VIe s.)

Un très vieux sujet de polémique à propos du Coran émerge à nouveau sur Internet : c’est celui de la généalogie de Marie (ou des « deux Marie »). Le Coran affirme en effet des choses très curieuses au sujet de Marie, mère de Jésus, en procédant à son identification implicite à un autre personnage : Marie la Prophétesse, qui est, elle, la sœur de Moïse et d’Aaron, la fille d’Amram, et qui a vécu au moins 1200 ans avant Marie mère de Jésus.

Beaucoup se sont emparés de ces éléments pour critiquer la foi musulmane dans la divinité du Coran : ce serait une confusion grossière, on ne peut pas imaginer qu’une même personne puisse vivre pendant des siècles et des siècles, autant de choses qui montrent que le Coran est faux et qui interdisent de croire qu’il proviendrait de Dieu. En réaction, des musulmans ont publié des explications et des arguments pour démentir ces accusations : il s’agirait évidemment selon eux d’une identification symbolique et non d’une confusion, et les accusations des « islamophobes » tomberaient ainsi à plat.

La polémique n’est pas close pour autant, cependant : oui bien sûr, il s’agit à l’évidence d’une identification symbolique. Mais quand on y regarde bien, le sens réel de cette identification des deux Marie échappe aux savants de l’islam – la plupart n’ayant même pas compris que le texte établissait un lien entre Marie mère de Jésus et Marie la Prophétesse.  Ce qui montre qu’en fait ils ne comprennent pas grand-chose à leur texte sacré, et qu’ils sont même capables d’inventer tout et n’importe quoi pour prétendre le contraire, et tromper ainsi les musulmans.

Cet article cherche ainsi à clore définitivement cette polémique en en montrant tous les tenants et aboutissants. Voici son plan ci-dessous (cliquer sur les titres pour y accéder directement) :

Que dit le Coran ? Que dit la Bible ?
Que disent les critiques ?
Que répondent les musulmans ?
Un Aaron et un Imran contemporains de Marie ?
Des interprétations symboliques
La réponse de Mahomet
En conclusion

De gauche à droite, représentations de Marie la prophétesse, de Marie mère de Jésus (Marie « Salus Populi Romani », Ve s.) et de Maryam mère de ‘Issa

Que dit le Coran ? Que dit la Bible ?

Entrons dans le détail. Voici les affirmations du Coran :

 NB : les noms arabes des personnages seront utilisés pour conserver leur identité coranique

S3,35-37 : « Quand la femme de Imran dit : « Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C’est Toi certes l’Audient et l’Omniscient ». Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit : “Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille” ; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n’est pas comme la fille. « Je l’ai nommée Maryam » »

Il s’agit bien de Maryam, mère de ‛Issa, comme indiqué dans la suite de la sourate, quelques versets plus loin :

S3,45 : « Quand les Anges dirent : « Ô Maryam, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part : son nom sera le Messie ‛Issa, fils de Maryam »

Maryam, mère de ‛Issa est de plus bien identifiée à la fille d’Imran par le Coran, ce que confirment les versets suivants :

S19,27-28 : « Ils dirent : “ô Maryam [mère de ‘Issa], tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun, ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée »

S66,12 : « De même, Maryam, la fille d’Imran qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit [pour créer ‘Issa] »

Qui sont Haroun et Imran selon le Coran ? Haroun est le frère de Moussa (S20,30). Et donc on comprend qu’Imran, qui est censé être le père de la sœur d’Haroun, est donc le père de Moussa et d’Haroun, et aussi de la sœur de Moussa, qui est mentionnée comme telle dans le Coran (S20,40) mais qui n’est alors pas nommée.

Le Coran procédant pour beaucoup à une sorte de commentaire ou de rectification des récits bibliques, et voulant identifier ses propres personnages à ceux de la Bible, la lecture de cette dernière nous renseigne définitivement sur leur identité.

Nb 26,59 : « La femme d’Amram [Yokèbed] (…) enfanta à Amram Aaron, Moïse et leur sœur Miryam »

Les orthographes différentes ne doivent pas nous tromper : Miryam ou Myriam en hébreu, Maryam en araméen, c’est exactement le même nom que Maryam ou Meryem en arabe, et Marie en français. On comprend donc que le Coran identifie Maryam, mère de ‘Issa, Marie en français, à une autre Marie, la Marie biblique fille d’Amram, sœur d’Aaron et de Moïse, nommée Marie (ou Miryam) la prophétesse. C’est elle, par exemple, qui dans la Bible entonne le « cantique de Moïse » après la traversée de la mer à pied sec par le peuple hébreu et la noyade des armées de Pharaon (Ex 15, 20-21). Le Coran donne pour sa part une version déformée et minimaliste du passage de la mer (S20,78-79), et ne mentionne pas le rôle de Marie la prophétesse dans l’Exode du peuple hébreu. Notons en a-parté que les traditions juives placent le tombeau de Marie la prophétesse ainsi que celui d’Aaron dans les environs immédiats du site de Pétra, en Jordanie – site dont des découvertes archéologiques récentes montrent qu’il a joué un rôle dans les origines de l’islam.

Marie mère de Jésus, et Marie la prophétesse, fille d’Amram et sœur d’Aaron (dans le texte coranique : Maryam mère de ‘Issa et Maryam fille d’Imran et sœur d’Haroun) ayant le même nom, on comprend alors qu’il y a effectivement dans le Coran un curieux procédé d’identification de ces deux Marie.

Que disent les critiques ?

C’est ce dont se sont emparés certains critiques de l’islam pour affirmer que le Coran aurait commis une énorme erreur, une confusion manifeste. Ils adoptent pour cela un point de vue complètement littéraliste, que peut-être, certains savants musulmans fondamentalistes ont pu ou pourraient défendre en disant : « Oui, il n’y a pas de problème, c’est la même Marie qui a vécu plus de 1200 ans ». Mais qui peut croire cela ? Et si, effectivement, le Coran procédait à une telle confusion, une telle erreur, comment imaginer qu’il puisse avoir une quelconque nature divine ?

C’est en particulier la charge qu’a sonnée le célèbre youtubeur Apostate Prophet, ex-musulman, qui a déployé cette argumentation exacte (à la suite d’autres, comme David Wood, Answering Islam ou Wikiislam – contenus en anglais) pour affirmer qu’il s’agirait de la « preuve absolue que le Coran est faux ».

Que répondent les musulmans ?

Face à ces attaques, des musulmans ont tenu à répliquer pour défendre la crédibilité de l’islam et la divinité du Coran. Ils ont cherché alors à s’appuyer sur l’évidence : il ne pourrait s’agir d’une confusion entre les deux Marie mais seulement d’une identification fortuite ou même symbolique. Dans ce dernier cas, les liens familiaux évoqués par le Coran, « fille d’Imran », « sœur de Haroun » seraient alors à considérer non pas au sens propre mais dans un sens figuré. Mais quel serait ce sens ?

Un Aaron et un Imran contemporains de Marie ?

Pour certains, il s’agirait de l’identification de Maryam mère de ‘Issa à un certain « Haroun » qui aurait vécu à son époque. Il aurait été un homme si pieux et si dévot que, du fait de la piété de Maryam, on l’aurait identifiée à lui, on lui aurait donné ce surnom honorifique de « sœur d’Haroun ». De même, certains musulmans affirment ainsi de toute force que le père de Maryam aurait été un certain « Imran », puisque le Coran le dirait. Les Haroun frère de Maryam et Imran père de Maryam du Coran auraient ainsi été des contemporains de la mère de ‘Issa, et qui par une coïncidence extraordinaire auraient non seulement porté le même nom que les Aaron et Amram bibliques, mais auraient aussi porté le même nom que les personnages coraniques Haroun frère de Moussa, et Imran père de ces deux-là.

Disons-le d’emblée : cette explication est parfaitement ridicule. Certes, elle cherche à donner un sens plausible au texte coranique, de manière littéraliste, mais elle ignore totalement la coïncidence du texte coranique avec le récit biblique qui fait d’Amram le père d’Aaron et de Marie la prophétesse. Et donc elle ignore totalement le problème qu’il pose, à savoir l’identification de Marie mère de Jésus à Marie la prophétesse, sœur d’Aaron et de Moïse.

Et d’autre part, cette explication est à l’évidence une pure invention : on n’a jamais vu nulle part la trace de cet Aaron ou Haroun ayant vécu au temps de Marie mère de Jésus. On n’a jamais vu nulle part non plus que Marie ait été réellement surnommée à son époque « sœur d’Aaron » – non plus que « fille d’Amram ». Toutes les traditions anciennes indiquent que le père de Marie se nommait Joachim (cf. Protévangile de Jacques). Il s’agit d’une explication littéraliste et grotesque qui semble avoir été forgée à la va-vite pour se tirer de l’embarras de ne pas comprendre ce que signifie le Coran.

Des interprétations symboliques

D’autres musulmans ne tombent pas cependant à ce niveau de ridicule. Ils reconnaissent que le texte coranique met bel et bien en scène une relation symbolique de Maryam, mère de ‘Issa, à Haroun qui vécut plus de 1200 ans avant elle. Et ils tentent alors de donner du sens à cette relation symbolique :

« Sœur d’Haroun » pourrait ainsi signifier « membre du peuple d’Haroun », c’est-à-dire « israélite » au sens large. Voire même « membre du peuple d’Haroun » dans un sens tribal, c’est-à-dire « lévite », membre de la tribu de Lévi. On notera qu’il faut avoir recours à la Bible et non au Coran pour justifier cela, le Coran indiquant certes que le peuple hébreu se composait de tribus, mais ne les détaillant pas. De plus, il faut complètement tordre le sens de l’expression de « soeur », pour le faire correspondre à celui de « descendant de Lévi »  ou « israélite ». Pourquoi ne pas alors employer ces dernières expressions ? Lorsqu’on veut signifier quelque chose, il est plus simple d’utiliser la locution adéquate plutôt qu’une autre dont on changerait le sens pour cela…

Une autre acception de « sœur d’Haroun » serait à nouveau celle d’un titre honorifique : Maryam, mère de ‘Issa aurait fait preuve des mêmes qualités que Haroun – chacun pourra alors imaginer tout et n’importe quoi dans ce sens, étant donné que le Coran ne semble rapprocher en rien ces deux personnages. Il est de toutes façons assez peu dissert sur Haroun.

Ces explications, d’apparence plus fouillées que les précédentes, n’en sont pas plus convaincantes : on n’a aucune trace de ce sens ethnique, tribal ou communautaire qui serait celui du qualificatif « sœur d’Aaron » pour désigner une israélite ou une lévite. Personne au temps de Marie mère de Jésus ne se nommait ou n’était surnommé frère ou sœur d’Aaron dans ce sens-là. Certes, Marie mère de Jésus pourrait avoir eu des ancêtres parmi les Lévites, la tribu d’Aaron (sa parente Elisabeth est, elle, « descendante d’Aaron » cf. Lc 1,5 et 1,36). Mais Marie est d‘abord présentée par les Écritures comme descendante de David, c’est-à-dire comme appartenant à la tribu de Juda, Jésus étant « selon la chair [c’est-à-dire par Marie], (…) né de la descendance de David » (cf. Rm 1,3). Et cela fait même de Jésus un descendant direct de David, à l’exclusion d’Aaron (Hb 7,13), ce qui invalide de plus sur le fond le sens de l’expression « sœur d’Aaron » comme se rapportant à la filiation d’Aaron.

De même, on n’a aucune trace d’un quelconque titre honorifique de « sœur d’Aaron » (ou frère) qui aurait pu être utilisé au Ier siècle, et en particulier porté par Marie mère de Jésus du fait de l’analogie entre son comportement et celui d’Aaron. La comparaison est pour le moins ardue vu qu’Aaron était un homme, premier grand prêtre d’Israël, ce qui est un rôle à nul autre pareil, qu’il était marié (à Elisheba) et père de famille nombreuse (quatre fils, cf. Ex 6,23), ce qui ne correspond pas vraiment au profil de Marie, initialement vierge consacrée au Temple et dont la tradition biblique comme coranique indique qu’elle resta vierge même dans la conception de Jésus. De plus, l’islam fait d’Haroun un prophète d’Allah. Or il n’y a pas de prophétesse en islam…

Et puis enfin, il faut noter qu’aucune des interprétations symboliques proposées par les musulmans ne parvient à expliquer le sens réel du texte : ces dernières occultent les identifications de Maryam mère de ‘Issa à la « fille d’Imran », et plus profondément, elles font l’impasse complète sur ce que signifie implicitement le texte coranique, à savoir l’identification de Maryam mère de ‘Issa à la vraie sœur d’Aaron, à savoir Marie la prophétesse.

Qu’il s’agisse d’interprétations littéralistes ou symboliques, on a toujours cette impression d’une explication bricolée à la va-vite, partielle et invraisemblable, qui semble avoir été inventée pour faire taire la critique et non pour restituer le sens réel au texte coranique. Un peu comme si les prétendus « savants de l’islam » ne comprenaient même pas leur texte sacré.

La parabole des aveugles (tableau de Pieter Brueghel l’Ancien,1568) : « Ce sont des aveugles qui guident des aveugles ! Or si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou » (Mt 15,14)

La réponse de Mahomet (ou plutôt celle de la tradition musulmane)

Mais il y a pire encore, bien pire pour la crédibilité de l’islam : l’étude de la tradition islamique montre que ce problème des deux Marie avait déjà été soulevé il y a bien longtemps. On trouve en effet plusieurs hadiths plus ou moins similaires et sensément « authentiques » racontant ce qu’auraient été les atermoiements des contemporains de Mahomet devant le qualificatif incompréhensible de « sœur d’Aaron » :

« Al-Mughîra ibn Shu’ba raconte : alors que j’arrivais à Najran [Yémen], ils [les chrétiens] me demandèrent : « Vous récitez ce passage : « O Sœur de Haroun » dans le Coran [S19,28] ; pourtant, Moussa naquit bien avant ‘Issa ». Lorsque je revins auprès du Prophète, je l’interrogeai à ce sujet. Il me dit : « Tu les aurais informés qu’ils [les gens du temps jadis] se donnaient comme noms ceux des prophètes et des pieux ayant vécu avant eux »

Hadith rapporté par Muslim (2135 ou 25-5326), At-Tirmidhî (3155) et Ahmad (17491)

Que signifie une telle tradition « prophétique » ? On y retrouve le même genre d’explication tronquée et fausse que chez les pseudo- « savants de l’islam » contemporains. On y retrouve le même type de mensonge sur l’invention de toutes pièces de coutumes des anciens qui « se donnent le nom de prophètes et pieux ayant vécu avant eux » et dont on n’a aucune trace dans l’histoire. On y retrouve la même impasse sur l’identification de Marie mère de Jésus à Marie la prophétesse. Et de fait, on y ressent la même impression, celle de lire une explication bricolée, partielle, inventée pour faire taire la critique, pour tâcher de colmater une brèche, de pallier ce qui était perçu comme une incohérence et une contradiction du texte coranique, et non pour transmettre son sens réel et authentique. A l’évidence, c’est pour cela que nombre de hadiths ont été inventés et publiés dans les recueils si tardifs de la tradition musulmane : pour inventer un sens musulman au texte coranique, et pour tâcher de résoudre certaines incohérences qui en découlaient.

On comprend donc que les grands savants de l’islam, les « héros », ceux qui ont compilé ou rédigé les hadiths soi-disant « authentiques » comme Muslim, ainsi que leurs commanditaires ne comprenaient pas le sens originel du texte coranique. Ils avaient perdu par exemple la signification profonde de l’identification de Marie mère de Jésus à Marie la prophétesse, et ne savaient plus alors comment expliquer qu’on surnommât Marie « sœur d’Aaron » ou « fille d’Imran ». Et qu’ils en étaient donc réduits à inventer des faux-semblants, à faire parler Mahomet dans de faux hadiths, pour ne pas perdre la face, pour tenter malgré tout de conserver un semblant de crédibilité à l’interprétation islamique du Coran. Et ce phénomène est même allé en s’amplifiant puisque l’on voit par exemple le « grand traditionniste » du XIVe siècle, Ibn Kathir, valider ce genre d’inventions très créatives, et colporter même des histoires encore plus incroyables :

« Quant à son appellation « Soeur d’Aaron » il est connu qu’à cette époque les gens s’attribuaient aux Prophètes et aux hommes vertueux en prenant leurs noms. Cet Aaron désigné est un autre Aaron, le frère de Moïse, comme a avancé Ibn Jarir, et il a ajouté qu’il était un homme pieux et juste et lors de sa mort quarante mille hommes avaient suivi son convoi funèbre et ils portaient tous le nom Aaron parmi les fils d’Israël. »
L’Interprétation du Coran, Texte et Explications, par Aboul Fida’ Ismail Ben Kathir (Ibn Kathir), traduit en français par Ahmad Harakat, vol.4, pp.172-173

C’est ainsi que l’on passe de ce récit rocambolesque des « 40 000 Aaron » propagé par Ibn Kathir à celui des faux Aaron et Imran contemporains de Marie mère de Jésus, ou bien à celui de l’ascendance lévitique. C’est le même genre de bricolage. C’est la même logique d’invention a posteriori d’un sens islamique au texte coranique pour en masquer les contradictions, pour en masquer surtout sa propre incompréhension. C’est la même ignorance du sens réel du texte coranique que l’on cherche à dissimuler derrière un vernis de fausse science, de fausse connaissance.

En conclusion

Ainsi, les savants musulmans ont-ils été capables d’inventer toutes sortes de sens et d’explications à ces étranges descriptions de la famille de Marie dans le Coran. Les plus grands muhaddithun et les plus grands mufassirun, les prédicateurs d’hier et d’aujourd’hui, ont proposé et proposent toujours des explications différentes, certaines même contradictoires, toutes invraisemblables et déconnectées du sens du texte. N’est-ce pas là le signe évident qu’aucun ne le connait réellement, que tous ignorent la signification même du Coran ?

Les musulmans doivent ainsi comprendre qu’on les trompe depuis le début. Que les grands savants qui ont mis par écrit la tradition musulmane l’on en fait fabriquée pour expliquer un texte qu’ils ne comprenaient pas (quand ce n’était pas pour d’autres sombres raisons) ! Et que les savants d’aujourd’hui font exactement la même chose. Leur but n’est pas la recherche de la vérité, mais de tenter de maintenir un semblant de crédibilité à l’islam. Ce sont des menteurs et des manipulateurs.

Pourquoi ces savants agissent-ils ainsi ? Pourquoi manipulent-ils les musulmans en leur faisant croire à la vérité de l’islam ? Quel est le bénéfice qu’ils en retirent ? S’ils ne travaillent pas pour la vérité, pour qui et pour quoi est-ce qu’ils travaillent ?

Ainsi, bien plus que la « preuve absolue que le Coran est faux », cette problématique de « Marie soeur d’Aaron » révèle combien l’islam est une entreprise de manipulation et de tromperie de ses propres croyants depuis plus de 1200 ans par les savants de l’islam eux-mêmes : les traditionnistes des premiers siècles ont inventé l’islam lui-même en inventant toutes sortes d’histoires pour le légitimer, sur la base de textes dont ils ne comprenaient plus le sens premier (on pourra s’interroger sur les origines de ces textes en lisant par exemple Le Grand Secret de l’Islam). Et leurs successeurs, les traditionnistes postérieurs, les savants, les prédicateurs poursuivent cette oeuvre de manipulation et de tromperie, qu’ils en soient conscients ou non. Voilà en tous cas une preuve évidente que l’islam ne vient pas de Dieu, mais qu’il n’est qu’une invention des hommes.

 

En conclusion, nous ne pouvons qu’inviter à réfléchir au sens profond de ce lien entre les deux Marie. La tradition juive dit que c’est grâce à la prière de Marie la prophétesse, lors de l’Exode, que Dieu a donné au peuple hébreu le grand miracle des sources jaillies du rocher pour le sauver, pour qu’il ne meure pas de soif dans le désert. Le Coran l’évoque (S2,60), sans parler cependant du rôle de Marie la prophétesse.

Le « puits de Myriam » (la prophétesse)

C’est sans doute pour cela qu’on a pu identifier Marie la prophétesse à Marie mère de Jésus (cf. liens ci-dessous, « pour approfondir ») : car Marie a donné Jésus à toute l’humanité pour la sauver du mal et de la mort, comme Marie la prophétesse a donné l’eau qui a sauvé de la mort le peuple assoiffé au désert. Jésus reprend dans un sens cette analogie en disant ainsi de lui-même qu’il est la source d’eau vive dont nous avons tous besoin :

Jn 4,14 : « Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle »

C’est Jésus qui est le vrai sauveur. C’est lui que prêchait en fait Mahomet, même de manière déformée. C’est lui qui était la figure centrale des espérances des Arabes, au tout début de ce qui finira par devenir l’islam à force d’inventions et de manipulation par les traditionnistes. C’est lui dont on trouve toujours la trace dans le Coran, malgré tout le travail des savants pour le cacher. Et plus que jamais aujourd’hui, il appelle tous les musulmans à lui.

 

Pour approfondir :

http://www.eecho.fr/marie-soeur-daaron-selon-le-coran/
http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/racines-historiques-de-l_islam-et-islamologie.htm
http://www.foi-vivifiante.fr/pages/le-christianisme-explique-aux-musulmans/2-marie-s-ur-d-aaron.html

 

Reproduction encouragée avec mention de la source : http://jesusoumohamed.com

Auteur : Odon Lafontaine (Olaf)

Auteur du Grand Secret de l'Islam

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s