« Je suis Dieu, adorez moi ! »

 « Je suis Dieu, adorez moi ! »

Revient sans cesse dans la polémique islamique anti-chrétienne cette exigence : « Montrez-moi le verset où Jésus aurait dit ‘Je suis Dieu, adorez moi‘ »
Elle procède d’une ignorance crasse de la nature de la foi chrétienne véritable, des textes du Nouveau Testament, du contexte juif de la vie de Jésus et d’une vision fausse du christianisme comme devant être une sorte « d’islam pour les chrétiens », ce qu’il n’a jamais été et ne saurait être
Des réponses existent depuis toujours pour moucher cette exigence, auxquelles on renverra systématiquement les polémistes : réponses logiques, réponses contextuelles et surtout réponses par la citation des Écritures

 

 

Pour qui discute avec des musulmans, combien de fois est-il tombé sur cette exigence : « Montrez-moi le ou les versets où Jésus aurait dit Je suis Dieu, adorez moi ». Certainement issue d’une officine de fabrication de polémique anti-chrétienne, reprise en particulier par l’inénarrable Ahmed Deedat dans ses spectacles de divertissement, la question fait depuis le tour de l’internet musulman, reprise à leur compte par tant de musulmans qui ne la comprennent même pas, et ce alors même que toutes les réponses chrétiennes et catholiques ont déjà été apportées. En voici quelques-unes.

 

Une question absurde du fait de la simple logique

Jésus serait-il Dieu parce qu’il est Dieu ou bien parce qu’un verset le stipulerait ? Et qui plus est, pourquoi alors faudrait-il que ce verset mentionne explicitement « Je suis Dieu, adorez moi » – sachant bien sûr, comme les petits malins qui ont inventé exprès cette question le savaient pertinemment, qu’il n’y a pas, littéralement, de tel verset dans les Évangiles ? Pourquoi, par exemple, est-ce que la question ne porte-t-elle pas sur l’existence de versets du type « Je suis en Dieu et Dieu est en moi », « le Père et moi, nous sommes un », ou bien de versets décrivant comment Jésus fut reconnu comme Dieu par ses contemporains, qui l’adorèrent pour cela ou voulurent le faire périr pour la même raison ? Est-ce parce qu’on trouve justement ce type de versets dans les Écritures ?

On le voit, cette question relève en fait de la tactique cauteleuse, de la basse rhétorique, à même d’impressionner un auditoire crédule lorsqu’un bateleur la pose en direct (et encore, il suffit alors de renvoyer cette rhétorique à l’envoyeur pour en neutraliser tout le venin, avec une réplique du type « Montrez-moi plutôt les versets où Jésus aurait dit Je ne suis pas Dieu, ne m’adorez pas »). Elle ne résiste pas à l’analyse rigoureuse que permet l’examen écrit, comme ce qui suit va le montrer.

 

Une question absurde du fait de la nature même de la foi chrétienne et de l’origine des Évangiles

Les musulmans croient que les Évangiles ont été falsifiés. Alors à quoi bon leur donner des versets ? Quel sens pourraient-ils avoir pour eux ?

Et par ailleurs, qu’imaginent-ils que sont les Évangiles ? Pourquoi essaient-ils de nier la divinité du Christ à partir de ces textes ? Qu’espèrent-ils y trouver qui ne soit en complète contradiction avec l’islam, qui est venu 7 à 10 siècles après le christianisme comme sa négation[1] ? Les textes des Évangiles transcrivent les traditions des Apôtres, mis par écrit par les évangélistes, c’est-à-dire qu’ils proviennent de l’Église elle-même, fondée par Jésus sur Saint Pierre et les Douze. L’Église a toujours professé que Dieu s’est incarné en Jésus, que Jésus est vrai homme et vrai Dieu, depuis toujours. Et les musulmans d’imaginer alors que l’Église aurait composé les Évangiles de manière à permettre d’y justifier leur « Jésus islamique » ? C’est parfaitement absurde…

Que voudrait dire de plus pour eux un hypothétique verset évangélique qui verrait Jésus dire « Je suis Dieu, adorez moi » ? A quelle conception de Dieu est ce que cela renverrait alors ? A l’évidence, pas à celle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, et du Dieu qui se révèle en Jésus, mais à la seule conception que comprennent les musulmans : la leur ! Celle du Dieu-idole de l’islam, du Dieu inconnaissable et inconnu, surpuissant, colérique, sadique et cruel avec les mécréants qu’il prend plaisir à faire souffrir pour cette seule raison (alors même que la plupart ne sont en rien responsables de leur mécréance !). Celle du Dieu-servile qui ne serait bon qu’envers ses musulmans, comme le sont toutes les idoles envers leurs idolâtres, puisque il les aurait établis comme ses chéris, ses lieutenants sur la terre, appelés à la dominer et à en jouir en son nom[2]. Comment est-ce que les Évangiles, composés, rédigés et transmis par l’Église, antithèses par excellence d’une telle conception de Dieu, pourraient-ils la contenir ? On nage encore dans l’absurde…

 

Une question absurde au regard de la révélation de Dieu en Jésus et de la multiplicité des témoignages qui lui sont rendus dans les Évangiles

La révélation pleine et entière de Jésus comme étant non seulement Fils de Dieu, mais vrai homme et vrai Dieu n’est pas une affaire de versets, mais celle de l’intervention de Dieu dans l’histoire des hommes par une succession d’événements qui l’ont marquée définitivement : la venue de Jésus au sein du peuple juif à la suite de son alliance millénaire avec Dieu, la vie publique de Jésus, c’est à dire son enseignement à partir de l’acquis juif, ses miracles, et l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut du mal, sa passion, sa mort (vendredi 7 avril 30), sa résurrection authentifiant le salut du mal, l’envoi en mission des Douze, son Ascension au ciel, puis la Pentecôte (dimanche 13 mai 30, fête de Chavouot), le don de l’Esprit Saint aux disciples qui fonde l’Église et intronise les Douze, chacun recevant le dépôt plein et entier de la foi, et la diffusant avec les autres disciples jusqu’aux extrémités du monde. La Révélation ne sera ainsi clôturée qu’avec la mort du dernier des Douze, Saint Jean.

Prosaïquement, ce dépôt plein et entier de la foi n’est donc achevé qu’à la Pentecôte, soit 10 jours après l’Ascension du Christ au ciel, 10 jours donc après la fin des événements relatés par les Évangiles !

La Pentecôte

Jn 15,26 : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. »

1Co 2, 9-10 : « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux dont il est aimé. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, en a fait la révélation. »

Mais même avant la Pentecôte, Jésus avait déjà révélé sa nature divine à ses apôtres, ses disciples, et même parfois à la foule. C’était à chaque fois selon une pédagogie fine, qui permit et permet toujours aux hommes de bonne volonté de comprendre petit à petit par Jésus qui est réellement Dieu, et de ne pas tomber ainsi dans les travers de l’idolâtrie. On ne trouvera donc pas dans les Évangiles le genre de verset « brut de fonderie » qu’exigent naïvement les musulmans, sans comprendre ce que sont les Évangiles, sans comprendre la pédagogie de Dieu avec son peuple depuis plus de mille ans alors – l’alliance avec le peuple juif, c’est à dire le contexte juif de la vie de Jésus. Et sans comprendre la pédagogie de Jésus qui n’impose pas sa nature divine contre la volonté des hommes, comme le ferait le Dieu-idole surpuissant de l’islam (à l’image du récit de la « révélation » imposée à Mahomet contre sa volonté puis de l’imposition violente de celle-ci au monde), mais qui demande à chacun de lui ouvrir la porte de son cœur…

C’est comme cela, selon la pédagogie divine, que l’on trouvera alors d’innombrables passages des Écritures qui montrent que Jésus est Dieu, le vrai Dieu dont il donne tous les signes selon la culture religieuse juive, selon la religion juive d’alors, selon sa Loi et son culte rendu au Temple, selon la piété qui était celle des Juifs du Ier siècle (culture, religion et piété que l’islam ignore délibérément, considérant qu’il n’y a que lui qui compte…). Voici quelques uns de ces passages. Il y en a beaucoup, beaucoup d’autres…

 

Jésus a une autorité divine

Il enseigne et parle de sa propre autorité sur Dieu. Il respecte la loi de Dieu (loi mosaïque), mais est aussi capable de la changer de sa propre autorité.

A la synagogue de Capharnaüm

Mc 1, 21-22 : « Ils entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.» (aussi en Lc 4,31-32)

Mt 12, 1-8 : « En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! ». Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple [Jésus lui même]. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice [cf Psaume 39], vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat »

 

Jésus est créateur, comme Dieu, en faisant toutes choses nouvelles

Il guérit des maladies et des infirmités, il pardonne les péchés, il sauve de la mort. Toutes ces choses que seul Dieu peut faire, ou qu’un thaumaturge pourrait faire « au nom de Dieu », Jésus les fait lui de sa propre autorité, et le revendique comme tel.

Lc 14,2-4 : « Or voici qu’il y avait devant lui un homme atteint d’hydropisie [œdème]. Prenant la parole, Jésus s’adressa aux docteurs de la Loi et aux pharisiens pour leur demander : « Est-il permis, oui ou non, de faire une guérison le jour du sabbat ? ». Ils gardèrent le silence. Tenant alors le malade, Jésus le guérit et le laissa aller »

Le paralytique de Capharnaüm

Mc, 5-12 : « Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés« . Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? ». Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : « Tes péchés sont pardonnés », ou bien lui dire : « Lève-toi, prends ton brancard et marche » ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – « je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison ». Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil » ».

 

Jésus revendique pour lui-même le nom de Dieu

Dieu a révélé son nom à Moïse lors de l’épisode du buisson ardent : le tétragramme YHWH, soit Yahweh, Yahvé, ou Jehova, les quatre lettres initiales de « je suis celui qui est ». Ce nom est tellement sacré pour les Juifs qu’il n’est jamais prononcé (on utilise par exemple Adonaï / Seigneur ou Hachem / le nom, ou l’Éternel) hormis par le grand prêtre.

Le buisson ardent

Ex 3,14 : « Dieu dit à Moïse: « Je suis celui qui suis » »

Jn 8,58-59 : « Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, je suis »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple »

Ses contemporains Juifs avaient très bien identifié que Jésus se proclamait Dieu puisque à l’entendre, ils avaient résolu de le lapider pour cela, selon ce que prévoit la loi juive dans ce cas (Lv 24,16). Ce qui, au passage, montre bien pourquoi cette exigence musulmane du verset qui spécifierait « Je suis Dieu, adorez moi » se révèle particulièrement absurde dans le contexte juif du temps de Jésus… Si Jésus s’était en effet promené parmi ses compatriotes juifs en claironnant « Je suis Dieu, adorez moi », il aurait encouru une lapidation immédiate, à l’image de ce passage des Écritures. Ce qui n’empêchera pas cependant Jésus d’acquiescer à sa désignation par d’autres comme étant Dieu, et même à leur adoration, dans la mesure où celle-ci procède d’un réel acte de foi (cas que nous allons voir du dixième lépreux, de Saint Thomas, des disciples à l’Ascension,  et de bien d’autres).

 

Jésus est reconnu par les démons comme « Saint de Dieu », et il leur commande

La délivrance de l’esprit impur

Mc 1,24 : « Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme« . L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui »

 

Jésus accepte que ses disciples le reconnaissent comme Dieu

Jésus et Saint Thomas

Jn 20,28-31 : « Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. »

 

Jésus est le nouveau lieu de la présence divine parmi les hommes

Jn 2,18-21 : « Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? ». Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire [le Temple de Jérusalem], et en trois jours je le relèverai ». Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! ». Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. »

Le retour du dixième lèpreux

Lc 17, 12-16 : « Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous ». A cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres » [allez au Temple de Jérusalem pour effectuer les rites de purification selon le commandement de la Loi – cf. Lev 14,1-32]. En cours de route [vers Jérusalem], ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. »

 

Jésus se fait l’égal de Dieu

Jn 10,30 : « le Père et moi, nous sommes un »

Le discours sur la montagne

Jn 12,44-50 : «  Alors, Jésus s’écria : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit. »

Jn 14,6-11 : « Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu ». Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit ». Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père » ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes. »

Jn 5,18 : « C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu »

Jésus et Caïphe

Mc 14,61-64 : « Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? » Jésus lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort »

 

La gloire divine se manifeste en Jésus 

Lors de son baptême :

Le baptême de Jésus

Jn 2,32-33 : « Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais Celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint[Jésus donne lui même l’Esprit de Dieu]

Lc 3, 21-22 : « Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». »

Lors de la transfiguration :

La transfiguration

Mt 17,1-9 : « Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l’écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière. Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui [figures de la Loi et des Prophètes, qui récapitulent toute l’alliance de Dieu avec le peuple juif]. Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie ». Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! ». Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte. Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! » » (aussi en Mc 9,2-9, Lc 9,28-36)

Par sa résurrection :

Le tombeau vide et le suaire affaissé

Jn 20,3-9 : « Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut [explications]. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. »

Lors de ses apparitions auprès de ses disciples, après la résurrection, jusqu’à son Ascension au Ciel :

L’Ascension

Ac 1,8 : « « Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».  Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. »

Lc 24, 50-52 : « Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit. Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel. Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie. »

 

Et il se manifestera à nouveau dans la Gloire divine à l’accomplissement des siècles pour le jugement du monde.

 

Conclusion

Les musulmans n’ont jamais vu Jésus et ne le connaissent pas puisqu’ils ne veulent pas le voir ailleurs que dans les quelques allusions incompréhensibles et histoires en copiés-collés de textes apocryphes plus ou moins antichrétiens que l’on retrouve dans le Coran. Comment pourraient-il oser prétendre mieux le connaitre que les chrétiens qui vivent en communion avec lui dans l’Église qu’il a fondée lui-même pour cela et qui a transmis entre autres par l’Écriture le témoignage sans équivoque de sa divinité ?

La seule lecture des sous-titres des quelques sélections de passages des Écritures que nous avons relevés (et il y en a tant d’autres…) se suffirait presque à elle même comme réponse aux questions musulmanes sur la divinité du Christ :
Jésus a une autorité divine ;
Jésus est créateur, comme Dieu, en faisant toutes choses nouvelles ;
Jésus revendique pour lui-même le nom de Dieu ;
Jésus est reconnu par les démons comme « Saint de Dieu », et il leur commande ;
Jésus accepte que ses disciples le reconnaissent comme Dieu ;
Jésus est le nouveau lieu de la présence divine parmi les hommes ;
Jésus se fait l’égal de Dieu ;
La gloire divine se manifeste en Jésus…

Qui d’autre que Dieu lui-même pourrait être désigné comme cela ? Puisse le Saint Esprit ouvrir le cœur et l’intelligence de tous les musulmans à la révélation de Dieu en Jésus !

 

Reproduction encouragée avec mention de la source : http://jesusoumohamed.com
Merci pour vos suggestions de compléments et améliorations de cet article (cf. « A propos » pour nous contacter)


[1] La shahâda, la profession de foi musulmane, fait attester « qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu » ; c’est, dans la compréhension déformée que l’islam en a, la négation pure et simple de la nature trinitaire de Dieu et de la foi chrétienne

[2] A l’image du hadith attribué à Aïcha, femme du « prophète Mahomet » (selon la légende islamique), dans lequel elle lui aurait répliqué « je jure au nom de Dieu que je vois que ton Dieu ne fait que se précipiter pour accomplir ta fantaisie » (cf. référence et analyse complète sur le site IslamLab)

Auteur : Jésus ou Mohamed ?

Collectif de catholiques engagés dans la nouvelle évangélisation auprès des musulmans

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