En islam, la Terre est plate

En islam, la Terre est plate

Les rédacteurs du Coran estimaient que la Terre était plate ; cette pensée est devenue si parfaitement ridicule au XXIe siècle que, mis à part de grotesques cheikhs fondamentalistes et leurs séides, pas un musulman n’ose plus la défendre ;
De fait, pour ne pas alors accuser le texte coranique de contenir des « erreurs scientifiques », incompatibles avec son statut de « parole de Dieu », les commentateurs changent les interprétations traditionnelles des versets mentionnant la platitude de la Terre ; ils biaisent et ergotent sur le sens des mots pour sauver la face ;
Mais il restera toujours une affirmation fondamentale du Coran pour démontrer que ses auteurs pensaient que la Terre était plate, c’est le concept même de la qibla, de la direction de la prière rituelle vers La Mecque. L’analyse est implacable, et aucun commentateur ne pourra donc la contester en biaisant le sens des mots comme c’est le cas avec les versets évoqués ci-dessus : elle ne repose pas en effet sur des interprétations linguistiques ou logiques en faveur ou non de la rotondité de la Terre, mais sur une analyse mathématique très simple de géométrie dans l’espace qui montre sans conteste que ces versets présupposent que la Terre serait plate. Ce qui fait s’effondrer davantage encore la crédibilité de l’islam.

Changer le sens du texte coranique pour sauver la face

La science met les musulmans dans l’embarras : le coran regorge en effet de versets qui mentionnent explicitement une conception de la Terre comme étant plate. Nous ne les citerons pas tous ici, renvoyant les lecteurs vers l’excellente étude du site wiki islam (https://wikiislam.net/wiki/Le_Coran_et_la_Terre_plate ). Notons les plus emblématiques, qui associent à la création de la Terre par Dieu le verbe madda – مَدَّ (la notion d’étalement,  « comme un tapis », d’étirement, de mise à plat) ou bien le verbe suṭiḥat – سُطِحَتْ (mettre à plat, niveler, aplatir, à rapprocher du mot sateh / plat).

S15,19 : Et quant à la Terre, Nous [Dieu] l’avons étalée [MDD]
S50,7 : Et la Terre, que Nous avons étalée [MDD] !
S88,20 : Et la Terre, comme elle est nivelée [STH] ?

Voir aussi cette vidéo, qui propose une recension intéressante :

Certes, de nombreux scientifiques musulmans au cours de l’histoire ont pu déterminer la rotondité de la Terre. Mais vu qu’un tel fait s’oppose frontalement à la lecture « littérale » du texte coranique, l’interprétation majoritaire à toujours été celle que portent encore aujourd’hui les fondamentalistes : la Terre est plate car le Coran le stipule.

« La terre est plate. Quiconque clame qu’elle est sphérique est un athée méritant un châtiment. »
Cheikh ‘Abdul-‘Aziz Ibn Baaz († 1999), grand mufti et président du Conseil des grands oulémas de l’Arabie saoudite

Ce genre d’affirmation est devenu parfaitement grotesque à l’ère de la conquête spatiale. Il dérange de fait les musulmans honnêtes qui y voient, à raison, une contradiction avec ce qu’ils croient être la nature divine du texte coranique. Comment Dieu, le tout puissant, l’omniscient, le créateur de la Terre ronde, aurait-il pu se tromper dans son Coran en faisant des allusions explicites à la platitude de la Terre ? Faudrait-il croire alors que le Coran ne viendrait pas de Dieu, mais simplement des hommes, reflétant l’état de leurs connaissances et en particulier de leurs conceptions erronées du VIIe siècle au Moyen-Orient ?

Se met alors en marche le raisonnement idéologique caractéristique de la psychologie musulmane, pour sauver la face, pour éviter de mettre en cause l’islam. C’est un fonctionnement de la raison à l’envers, non pas à partir des faits pour établir la conclusion, mais à partir de la conclusion pour prédéterminer les faits qui y mèneront alors :

  1. puisque Dieu est l’auteur du Coran
  2. puisque Dieu ne peut pas se tromper
  3. alors le Coran doit stipuler que la Terre est ronde
  4. alors les versets explicites qui disent le contraire doivent être réinterprétés dans le sens de la conclusion décidée à l’avance

Les réinterprétations se font alors dans tous les sens, quelles que soient les significations nouvelles qu’elles puissent donner au texte. L’important est d’évacuer la notion de Terre plate. On expliquera alors que vue l’étendue de la Terre, et donc le faible angle de sa courbure, elle se comporte effectivement comme si elle était plate à l’échelle d’une petite région (par exemple le Hedjaz), ce qui donnerait alors raison aux versets en question (lesquels sont cependant faux dans leur principe et faux à l’échelle du globe). Où bien que le verbe  madda – مَدَّ ne signifierait plus « étaler à plat comme un tapis » mais « étaler en forme de sphère » (comme un tapis ?). On mettra l’accent sur d’autres versets coraniques, plus propices à être interprétés comme décrivant la rotondité de la Terre (dans l’esprit caractéristique de la mise en évidence des « miracles scientifique » du Coran).

Lorsque la crédibilité même de l’islam est en jeu, le ridicule ne saurait tuer…

Le concept même de la qibla trahit les origines humaines du Coran

Au delà des ergotages sur le sens arabe des mots et autre dévoilement des « miracles scientifiques du Coran », sport favori des polémistes musulmans, l’analyse sérieuse fait ressortir de manière implacable que les auteurs du Coran pensaient que le monde était plat et non sphérique. C’est dévoilé en particulier par le concept de qibla, de direction de la prière vers un lieu géographique, comme interprété par au moins 1200 ans de tradition musulmane unanime et comme expliqué principalement par le verset suivant, reçu en islam comme « fondateur » de l’institution de la direction de la prière vers La Mecque :

S2,144 : Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc tourner vers une qibla qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée [La Mecque, selon l’interprétation de la tradition musulmane]. Où que vous soyez, tournez-y vos visages.

Le mot de qibla est traduit par direction [sous entendu : direction de la prière]. Il est employé au singulier, ce qui contraste avec l’emploi du mot de taqalluba, construit sur le verbe tataqallabu, signifiant tourner, se retourner, tourner en tous sens. Implicitement, et c’est bien ainsi que la chose est comprise dans la sîra et dans tous les tafsirs, la qibla est définie comme unique. Il n’existerait qu’une seule direction depuis une position sur la Terre vers un autre point, une seule direction donc depuis la position du priant vers la position de la Mosquée Sacrée, à La Mecque.

Tout cela semble très instinctif, et effectivement cela l’est lorsqu’on réfléchit en termes de géométrie sur une surface plane (c’est à dire en termes euclidiens, selon les lois de la géométrie d’Euclide). Et c’est ainsi qu’ont toujours réfléchi les savants de l’islam pour calculer la qibla jusqu’à il y a peu.

Mais la Terre n’est pas une surface plane. Elle est une surface sphérique, et de ce fait, elle n’obéit pas aux lois de la géométrie d’Euclide. On peut s’en rendre compte très simplement en considérant que la qibla d’un point A quelconque vers La Mecque établie à partir de calculs obéissant à la géométrie d’Euclide  (géométrie dans un plan) n’est pas l’unique qibla : a minima, on pourrait aussi considérer une seconde qibla qui partirait du même point A mais irait dans l’autre sens vers La Mecque, faisant le tour de la Terre… Encore faudrait-il savoir pour cela que la Terre est ronde !

De fait, les lois de la géométrie dans un plan ne sont pas les mêmes que celles de la géométrie à la surface d’une sphère (voir par exemple ce petit traité qui l’explicite sur un ton humoristique en format BD). De fait, entre tout point A et tout point B, donc entre la position du priant et celle de La Mecque, il passe certes une seule droite, mais celle-ci traverse l’intérieur de la Terre, et ne peut donc être prise pour la qibla (sinon, il faudrait que les musulmans australiens ou nord-américains prient en faisant le poirier, le corps incliné le long de cette droite). Dans la pratique, la qibla suit une ligne qui est une projection de cette droite (priant – La Mecque) sur la surface de la Terre. Or il existe une infinité de projections possibles de cette droite à la surface de la Terre, définies par les intersections de tous les plans contenant la droite (priant – La Mecque) avec la surface de la Terre. Il existe en fait une infinité d’arcs reliant la position du priant à celle de La Mecque en ligne droite à la surface de la Terre.

Ce résultat très surprenant heurte notre bon sens, qui s’est façonné dans un référentiel « plat », selon donc les lois de la géométrie d’Euclide. On pourra s’en convaincre en faisant une expérience toute simple : piquer une orange de 2 épingles, la première figurant la position d’un priant à la surface de la Terre et la seconde celle de La Mecque, attacher un élastique entre les deux et le faire « rouler » le long de la surface de l’orange, en suivant sa courbure naturelle. A chaque position de l’élastique correspond en fait un équivalent de qibla. Il y a donc une infinité de qiblas possibles depuis chaque point de la planète vers La Mecque (sans même évoquer que pour chaque arc, il existe un arc complémentaire qui est aussi une qibla, comme figuré ci-dessous avec les qibla 2.1 et 2.2).

On comprend donc que les auteurs du Coran n’avaient aucune notion de géométrie dans l’espace (laquelle a été principalement défrichée à la suite du mathématicien Carl Friedrich Gauss, au XIXe siècle). Ils raisonnaient dans un référentiel de terre plate… Voilà une preuve de plus, manifeste et implacable, de l’origine 100% humaine du texte coranique.

Bien sûr, de nos jours, les musulmans se retrouvent contraints de faire avec le développement de la science qu’ignorait complètement le texte coranique (tant pis pour les pseudo « miracles scientifiques » du Coran…), et donc d’incorporer à leurs concepts du VIIe siècle des vérités scientifiques qui les dépassent complètement. Ils calculent depuis leurs qiblas en sélectionnant parmi l’infinité de qiblas celle qui correspond à la géodésique (ligne droite à la surface d’une sphère y reliant 2 points selon le chemin le plus court – la qibla 2.1 dans le schéma ci-dessus). On notera que ce concept n’est pas dans le Coran… Et donc que l’appliquer, ce serait ruser avec Dieu lui-même !

Mais même ainsi, le concept de qibla révèle ses limites : si l’on se rend par exemple au point antipodal de La Mecque (le point qui lui est « diamétralement opposé »), à peu près au milieu de l’Océan Pacifique, hé bien on y constatera que tous les lignes droites à la surface du globe (arcs) partant de ce point vers La Mecque sont en fait de même taille, toutes sont des géodésiques. Depuis ce point, il existe donc une infinité de qiblas, dans toutes les directions possibles (ce qui contredit toujours frontalement S2,144 où, soi-disant, Dieu donnerait une direction unique de prière). Sans même mentionner le cas de conscience auquel à du faire face cet astronaute musulman, Sheikh Muszaphar Shukor, lorsqu’il a s’agi pour lui de faire sa prière en orbite autour de la Terre, dans la station spatiale internationale. Comment s’orienter vers La Mecque ? Réponse : on ne peut pas, il faut désobéir au commandement divin du Coran… Ou alors faire comme ce cheikh saoudien cité plus haut, et refuser de voir la réalité en face.

Le concept de qibla n’est d’ailleurs pas le seul à trahir le référentiel de Terre plate dans lequel réfléchissaient les auteurs du Coran : celui, bien connu, de la détermination de la durée du jeûne du ramadan en fonction de la luminosité du soleil le montre également (S2,187 : « mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit« ). A la surface de notre Terre ronde, il y a en effet des régions autour des pôles où il peut faire jour ou nuit pendant plusieurs mois. Ce qui y rend le concept même du ramadan impossible, sinon grotesque. A l’évidence, les rédacteurs du Coran l’ignoraient, et ne l’avaient jamais envisagé puisque croyant vivre à la surface d’une Terre plate.

Bref, la Terre est plate selon le Coran. Et ce sont les lois implacables de la géométrie qui nous l’expliquent. Voilà une preuve de plus que le Coran n’est pas oeuvre divine, mais écrit par des hommes, reflétant leurs conceptions erronées du monde.

Auteur : Jésus ou Mohamed ?

Collectif de catholiques engagés dans la nouvelle évangélisation auprès des musulmans

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